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Stammtisch avec Pierre Loeb, président de l'Association Européenne des Jeunes Entrepreneurs

Le 1er stammtisch SPE de l'année s'est déroulé le 20 janvier 2015, en compagnie de M. Pierre Loeb

Président de l'Association Européenne des Jeunes Entrepreneurs

 

Invité : Pierre Loeb, président de l’Association Européenne des Jeunes Entrepreneurs

 

Animateur : Mederic Furon

 

Thème : L’engagement européen

 

Valérie Blum, présidente de l’association, a donné le coup d’envoi du stammtisch en abordant les actualités de l’association : prochains intervenants, projet bancs, projet dalles de l’Europe, mise en place de matinales de SPE. Elle a ensuite rappelé le parcours de Pierre Loeb pour ensuite laisser la parole à l’animateur, Médéric Furon, qui a animé le débat autour de 3 axes majeurs :

              - L’importance d’avoir un lobbying européen à Strasbourg

              - Les travaux de Pierre Loeb, au sein de l’Association Européenne des Jeunes Entrepreneurs

              - Quelles perspectives, quelles pistes de travail pour la suite ?

> Pourquoi un tel engagement, qu’est ce qui a poussé Pierre à s’engager et à défendre l‘Europe, Strasbourg et son Parlement ?

Après avoir remercié SPE pour l’invitation ainsi que les membres de leur présence, Pierre Loeb a évoqué son parcours. Sans avoir réalisé d’études liées à l’Europe, c’est en simple citoyen européen strasbourgeois qu’il a découvert l’Europe et ses institutions, avec un constat sans équivoque : pourquoi si peu de pédagogie sur l’Europe à Strasbourg ? Constat historique et transgénérationnel.

C’est par le biais de l’Aeje qu’il a obtenu son statut officiel de lobbyiste, qui lui a permis d’accéder aux institutions européennes. Premier constat, première surprise : les institutionnels (parlementaires) étaient heureux d’être sollicité sur cette question, satisfaits d’échanger autour des différentes problématiques récurrentes : accessibilité, hébergement et accueil, conditions de travail. C’est ainsi que l’action de l’Aeje sur la problématique du siège du Parlement européen a débuté. Action nécessairement  politiquement et portée par la société civile. Le Parlement Européen doit être un enjeu de l’influence française, mais il doit également être un enjeu de l’Union Européenne par la séparation des pouvoirs.

> Comment Pierre Loeb définit le lobbying ?

Le « créateur » du lobbying, en France, fût l’Abbé Pierre.

Après avoir découvert le lobbying à travers le film « Thank you for smoking », il a étudié ce métier en Master II Représentation d’intérêts, à Paris.

Un lobbyiste est un représentant d’intérêts, un outil nécessaire de la démocratie selon Pierre. Contrairement aux préjugés, le lobbyiste défend régulièrement de nobles causes, à l’instar d’UFC Que Choisir. 19 000 lobbyistes sont accrédités à Bruxelles et doivent déclarer leur chiffre d’affaire, leur cause, leur entreprise, etc.

En France, le lobbying a mauvaise presse. Peu de cabinets présents hors Paris, et encore moins de professionnels spécialisés en politique européenne.

> Pourquoi un lobbying professionnel pour Strasbourg l’Européenne ?

Strasbourg possède une légitimité incontestable et historique. Mais depuis trop longtemps, Strasbourg est attaquée. Elle doit donc se mobiliser, se remettre en question et se projeter vers demain, avant que la situation, aujourd’hui médiocre, ne devienne intenable. Les actions menées par les anti-Strasbourg se professionnalisent tout autant qu’elles se multiplient.

Le premier rapport rédigé par l’AEJE (2012) établissait 22 recommandations pour contrer les anti-Strasbourg.

En 2014, 10 recommandations ont été mises en place par les collectivités. La Ville de Strasbourg a également agit par des actions de communication : kakémono de bienvenue, dalles de l’Europe, habillage des trams, etc.

La question de l’hébergement et de l’hôtellerie a été abordé lors du Stammtisch : effectif, image dramatique, … Dans ce contexte, Jean Philippe Kern, directeur du Sofitel, est intervenu en citant un taux d’occupation tout à fait satisfaisant pour Strasbourg. Il a également évoqué les contrats annuels établis entre parlementaires et hôteliers afin de proposer des prix préférentiels.

Les membres de l’association ont ensuite imaginé un concept de partenariat qui pourrait être crée, une « accréditation SPE » que les hôtels acquerraient pour certifier leurs engagements de réception des clients et particulièrement des députés européens. L’idée étant de trouver une piste concrète sur le sujet délicat de l’hôtellerie. Rappel important : la prise en compte du fonctionnement de l’Union Européenne, les députés ne passent que 3 jours à Strasbourg.

> Au sujet des rapports de l’AEJE :

Outre la découverte des réels coûts du PE, le premier rapport, en 2012, a dressé un constat, réalisé un état des lieux complet et établi une liste de 22 recommandations autour des trois axes majeurs (accessibilité, hébergement, conditions de travail) pour améliorer la situation. La réussite fut telle, que ce document a été repris par chacun des acteurs pro-Strasbourg, y compris par la France dans les différentes batailles juridiques liées. 

Le second rapport, en 2014, a révélé certaines manipulations « anti-Strasbourg », actualisé les coûts, et dressé un bilan de la situation à la veille des élections européennes et municipales. Ce rapport a eu pour objectif d’alerter les acteurs concernés sur la nécessité de professionnaliser le lobbying, sans quoi la situation du siège à Strasbourg deviendrait vite incontrôlable. Engagement pris par Roland Ries et Fabienne Keller durant leur campagne électorale.

Sur cette base et en avant-première, Pierre Loeb a annoncé la publication prochaine d’un troisième rapport, considérant que l’année 2014 était un tournant annoncé avec les différentes échéances et la perte de grandes personnalités soutenant Strasbourg (perte au sein du PE de J. Daul, C. Trautmann et François Brunagel notamment).

> Quelles perspectives, quelles pistes de travail pour la suite ?

Depuis le traité de Lisbonne (2009), le Parlement Européen gagne en influence et visibilité.           

La responsabilité de la situation actuelle est commune et historique : Etat français, collectivités territoriales, élus, associations, acteurs économiques, société civile). La France n’a jamais su utiliser le Parlement européen comme un outil majeur de son influence, comme poids politique.

Jean François Lanneluc est intervenu pour faire part de son point de vue. L’idée aujourd’hui est de changer de paradigme dans l’argumentaire européen. Le Parlement Européen a certes le pouvoir sur le papier, mais l’influence de la Commission est importante. L’idée est donc de se battre pour que le Parlement Européen conserve son pouvoir.

Selon lui, l’argumentaire ne doit donc plus passer par des raisons pratiques mais davantage en expliquant que l’Europe se doit de rester démocratique, et que pour cela, le Parlement Européen doit conserver son autonomie et indépendance. Il doit donc rester basé à Strasbourg.

Alexis Lehmann a émis plusieurs idées suite à cette intervention et notamment celle de Mme Wyler, ayant la volonté de réagir dans ce moment historique : l’idée est de motiver les jeunes générations, en créant par exemple un Erasmus Day, en attirant les jeunes aux ‘’origines de l’Europe’’, en proposant un pèlerinage de toutes les classes de l’Union Européenne pour comprendre la naissance de l’Europe, la rendre visible avec 10 000 drapeaux européens, l’idée étant d’’’exploser’’ la dimension européenne de Strasbourg aux yeux de tous.

Selon lui, nous ne pouvons pas lutter contre Bruxelles en terme logistique ou de praticité, mais nous devons lutter pour Strasbourg comme ville de l’Europe. La société civile doit comprendre que l’Europe est une nécessité. Et pour cela, Strasbourg doit parler et prendre position, notamment par rapport aux déclarations de Valery Giscard d’Estaing (terminer l’Union avec une gouvernance économique et monétaire, qu’il serait juste d’installer à Strasbourg).

En conclusion, Pierre Loeb a souhaité confirmer que Strasbourg se doit de jouer un rôle, qu’il est nécessaire de faire des choix et de les assumer, donc de prendre des décisions pour faire avancer l’Europe.

 Le troisième rapport sera une opportunité pour lancer des réflexions positives sur la problématique du Parlement européen en s’interrogeant : si la situation continue à se détériorer, malgré toutes les améliorations effectuées depuis quelques années, que se passera t-il après ? « So what ? »

Valérie Blum a remercié Pierre de son implication et lui a réaffirmé son soutien en concluant sur l’espoir que représente la « génération Erasmus ».

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